Le Coran répond aux fausses évaluations du Coran: L’idée que les informations scientifiques évoquées dans le Coran soient empruntées aux anciennes civilisations
Sommaire
- Introduction
- Les raisons de la mauvaise interprétation du Coran
- La confusion entre les versets ambigus (Mutashâbih) et les versets péremptoires (Muhkam)
- Le manque d’expertise dans les techniques d’interprétation du Coran
- La connaissance insuffisante de la langue arabe
- Le manque d’intelligence et de sagesse
- Le manque de réflexion
- Arrogance et supériorité
- L’interprétation du Coran basée sur de vieilles traditions
- L’incapacité de comprendre les versets du Coran ayant une portée scientifique
- L’interprétation du Coran à la lumière des valeurs décadentes de l’ordre moderne
- Le vin du paradis
- Une autre fausse interprétation au sujet du vin
- La prétention que "le porc produit dans les conditions hygiéniques rigoureuses d’aujourd’hui puisse être consommé"
- La prise de la narration coranique pour des fables
- L’hypothèse que le Coran n’est qu’une copie ou un plagiat d’autres livres saints
- Incompatibilités et différences
- L’idée que les informations scientifiques évoquées dans le Coran soient empruntées aux anciennes civilisations
- La mauvaise interprétation du pronom "Nous" employé dans le Coran pour faire référence à Dieu
- La mauvaise interprétation des exemples donnés dans le Coran
- La mauvaise interprétation des répétitions dans le Coran
- La mauvaise interprétation du style du Coran (Les invocations de l’homme de foi, les mots des anges...)
- Le sujet de la création du monde en six jours
- La spéculation au sujet du nom de "Hâmân"
- La spéculation au sujet du Déluge
- Conclusion

Nous devons également mentionner cette autre prétention irrationnelle que soutiennent certains au sujet du Coran. En effet, nous avons vu dans la section précédente que les informations scientifiques que l’on trouve dans le Coran ne pouvaient être connues d’après les connaissances disponibles à l’époque de sa révélation. Néanmoins, ceux qui s’opposent à ce fait évident argumentent, dans un effort effréné visant à obstruer le miracle, que le Prophète Muhammad (psl) s’était inspiré des civilisations connues de son époque dont il avait recueilli ses informations. D’après cette allégation, notre Prophète aurait trouvé des informations sur des concepts tels que l’astronomie, l’embryologie et la médecine dans les civilisations antiques. A titre d’exemple, il aurait trouvé, prétendent-ils, des données sur l’astronomie grâce aux Sumériens et sur la médecine dans des collections de papyrus appartenant aux anciens Egyptiens. Il aurait par la suite enregistré toutes ces données dans le Coran.
L’inanité de cette hypothèse est évidente et est visible de plusieurs points de vue. On sait en particulier que le Prophète Muhammad (psl) n’a jamais de sa vie effectué de pareilles recherches. Personne n’a prétendu jusqu’ici le contraire. En outre, il est bien connu que le Prophète n’avait aucune connaissance des langues de ces civilisations. Qui plus est, quiconque, souhaitant effectuer de telles recherches à cette période, aurait dû surmonter de nombreuses difficultés. Evidemment, au 7ème siècle, l’Arabie ne connaissait aucun de nos outils contemporains de recherche tels que les grandes bibliothèques, la presse, les librairies ou Internet. Même avec la technologie actuelle, ce n’est pas une tâche aisée que de chercher et d’étudier les documents égyptiens antiques sur l’embryologie. L’établissement de cette civilisation remonte en effet à environ 5000 ans. Par ailleurs, le nombre de documents écrits qui ont survécu au passage du temps est très limité, le tout en plus du fait que ces documents n’avaient pas été tous traduit. Il est également impératif d’avoir une connaissance détaillée de l’histoire afin d’évaluer et de comprendre entièrement ces traductions.
Bref, une telle étude est excessivement difficile, même dans les conditions plus favorables de notre époque. D’ailleurs, il n’y a aucune raison de penser que les informations que nous avons héritées des civilisations antiques soient totalement correctes et saines. Les informations incorrectes, les superstitions et les dogmes irréfléchis n’étaient que trop communs dans ces sociétés antiques. Si, comme le prétendent les incrédules, les données scientifiques du Coran avaient été recueillies des cultures des civilisations antiques, elles devraient alors contenir les mêmes erreurs ou incohérences. Or le Coran est exempt de toutes les lacunes, de toutes les insuffisances. La science moderne montre, au contraire, que tous les versets du Coran ayant un contenu scientifique sont à cent pour cent exacts. C’est là une vérité que souligne le verset suivant: Ne méditent-ils donc pas sur le Coran? S’il venait d’autre qu’Allâh, ils y trouveraient certes maintes discordances. (Coran, An-Nisâ’ – 4/82)
C’est pourquoi l’assertion que le Prophète Muhammad (psl) aurait recueilli le contenu des versets du Coran ayant un apport scientifique des anciennes civilisations est totalement infondée, tout comme les autres prétentions dont nous avons démontré l’inanité. Les allégations de tels dénégateurs, de même que la réponse qui devrait leur être donnée, sont énoncées dans le verset suivant: Les dénégateurs disent: "Ce n’est en effet qu’une mystification qu’il avait combinée, un groupe d’autres gens l’ayant aidé à son propos." Ils commettent là injustice et calomnie. Ils disent encore: "Ce ne sont que des mythes des anciens qu’il se fait écrire, on les lui dicte de bon matin et au soir." Dis: "(Il) le fit descendre Celui qui connaît le secret dans les cieux et dans la terre. Il est Tout pardon, Miséricordieux." (Coran, Al-Furqân – 25/4-6)
L’assertion que le Coran aurait été révélé aux Arabes exclusivement Les dénégateurs mettent en avant un autre moyen à travers lequel ils visent à séparer et à distancer les gens du Coran: l’allégation que ce Livre aurait été révélé aux Arabes uniquement et que ceux-ci sont les seuls à devoir observer ses injonctions. Or, quiconque lit le Coran, ne serait-ce qu’une seule fois, se rend compte qu’il s’agit d’une assertion infondée et absurde.
Beaucoup de versets coraniques indiquent en effet que le Prophète Muhammad (psl) est un messager envoyé à toute l’humanité et que tout le monde est destinataire des commandements du Coran auxquels chaque individu, depuis la révélation du premier verset de ce Livre et jusqu’au Jour du Jugement, doit obéir. Nous citons ici quelques versets plus que suffisants pour appuyer nos propos: Nous ne t’avons envoyé qu’en porteur d’annonce et en donneur d’alarme à tous les humains, mais la plupart des gens ne savent pas. (Coran, Saba’ – 34/28) Dis: "Ô humains, je suis le messager d’Allâh à vous tous ensemble, Lui qui possède le royaume des cieux et de la terre." (Coran, Al-A‘râf – 7/158)
Quant à ceux qui contestent, dans l’intention et avec l’espoir de confondre les gens non informés et de semer des troubles, il s’appuient sur le verset coranique suivant: Nous n’avons envoyé de messager que dans la langue de son peuple, afin qu’il leur explicitât (le message). Aussi, Allâh égare qui Il veut et éclaire qui Il veut. C’est Lui le Tout-Puissant, le Sage. (Coran, Ibrâhîm – 14/4)
Le verset est très clair: un messager parle absolument la même langue que le peuple auquel il est envoyé. Ce fut d’ailleurs le cas à travers toute l’histoire. Seuls en fait des hommes qui comprennent et parlent la langue du public qui les entoure peuvent lui rapporter la révélation de Dieu d’une façon intégrale et parfaite. C’est pourquoi tout livre révélé à un messager est dans le même langage que celui du messager lui-même et de son peuple. Il ne peut y avoir rien de plus naturel.
Néanmoins, les contestataires discutent tout de même de ce sujet, on dirait qu’il fallait à tout prix s’opposer à l’Islam. Leur mentalité est, au reste, clarifiée dans le Coran: Si Nous en avions fait un Coran en langue autre que l’arabe, ils auraient dit: "Si les versets en étaient articulés ! Est-ce (un Coran) non arabe et (un messager) arabe?" Dis: "Il est, pour ceux qui ont la foi, lumière et guérison. Quant à ceux qui n’ont pas la foi, ils ont dans les oreilles une surdité et il est sur eux cécité. Ceux-là n’en perçoivent plus qu’un appel lointain." (Coran, Fussilat – 41/44) Il est impératif de former une telle unité entre le prophète, son peuple et le livre qu’il présente, tant pour que la révélation divine se fasse transmettre intégralement et parfaitement à l’humanité, que pour éluder tout problème de transmission qui gênerait l’établissement des bases saines de la foi. Evidemment, ceci ne sous-entend aucunement que les autres peuples ne sont pas destinataires du Coran. Dans un langage que nous connaissons D’autant plus que les significations et les commandements de ce Livre peuvent être facilement interprétés et expliqués dans n’importe quelle langue. D’ailleurs, c’est ce qui se passe exactement dans la réalité et, de toute façon, le problème de la langue n’a jamais été un obstacle devant quiconque veut apprendre les normes de l’Islam ou les appliquer.