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Les miracles du Coran: Histoire

Sommaire
  1. L’Univers
  2. La Terre
  3. Le monde vivant
  4. L’être humain
  5. Santé et nutrition
  6. Prophéties
  7. Histoire
  8. Nombres et style
  9. Notes

Haman et les monuments de l’ancienne Egypte

L’un des exemples de cette sagesse concerne les références coraniques relatives à Haman : un personnage dont le nom est mentionné dans le Coran, tout comme Pharaon. Il est mentionné en six endroits différents du Coran, et nous informe que c’était l’un des plus proches alliés de Pharaon.

Certaines critiques émises par des non-musulmans à l’encontre du livre de l’Islam ont disparu suite au déchiffrement de l’alphabet hiéroglyphique égyptien, il y a approximativement 200 ans, et à la découverte du nom "Haman" dans les manuscrits antiques. Jusqu’au 18 siècle, les écritures et les inscriptions de l’Egypte antique ne pouvaient être décryptées.

La langue de l’Egypte antique utilisait des symboles et non des mots : les hiéroglyphes. Ces signes qui permettaient de raconter des histoires et enregistraient des évènements importants de la même manière que le font les mots modernes, étaient habituellement gravés sur des roches ou des pierres et de nombreux exemplaires survécurent à travers les âges. Cependant, avec la propagation du Christianisme et d’autres influences culturelles au cours des 2 et 3 siècles, l’Egypte a abandonné ses croyances anciennes et l’écriture hiéroglyphique, synonyme d’un système de croyance éteint. La dernière utilisation connue de ce système d’écriture est attestée par une inscription datant de 394. Oubliés, les hiéroglyphes ne purent par la suite ni être lus ni compris par personne. Bien entendu, cela rendait toute étude archéologique et historique impossible. Cette situation dura jusqu’il y a environ 200 ans.

Au grand bonheur des historiens et des érudits, le mystère de ces hiéroglyphes égyptiens antiques fut levé en 1799, grâce à la découverte d’une tablette appelée la Pierre de Rosette datée de 196 av. JC. L’importance de cette pierre résidait dans l’inscription qui se composait de trois formes différentes d’écriture : hiéroglyphique, démotique (une forme simplifiée de l’écriture hiératique égyptienne antique) et grecque. Ce fut à l’aide du manuscrit grec que ces écritures ont été décodées. La traduction de l’inscription a été effectuée par un Français du nom de Jean-François Champollion. Ainsi, à travers ces écritures furent mis au jour d’abord un langage oublié, puis des événements historiques. Ceci permit de jeter la lumière sur la civilisation, la religion et la vie sociale de l’Egypte antique et cette époque importante de l’histoire humaine.

Avec le décodage des hiéroglyphes, une partie importante de la connaissance a été révélée : le nom "Haman" était en effet mentionné dans des inscriptions égyptiennes. Ce nom a été attribué à un monument du musée de Hof à Vienne. Cette même inscription indiquait aussi la relation très étroite qui existait entre Haman et Pharaon.259

Dans le dictionnaire People in the New Kingdom, basé sur l’ensemble des inscriptions, Haman est mentionné comme étant "le chef des carrières de pierre".260

Le résultat a révélé une vérité très importante. Contrairement aux assertions infondées des contradicteurs du Coran, il est dit dans le Livre saint que Haman a vécu en Egypte pendant la période de Moïse, qui était un proche de Pharaon et qui a accompli des travaux de construction, tel qu’il est justement indiqué dans le Coran.

«Et Pharaon dit : "O notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Haman, allume-moi du feu sur l’argile puis construismoi une tour peut-être alors monterai-je jusqu’au Dieu de Moïse. Je pense plutôt qu’il est du nombre des menteurs.»

Sourate al-Qasas, 28:38

En outre, le verset coranique, décrivant l’événement relatif à la demande faite par Pharaon à Haman de construire une tour, est en conformité parfaite avec cette découverte archéologique.

Miraculeusement, le Coran nous fournit une information historique qui ne pouvait ni être détenue ni comprise à l’époque du Prophète. Les hiéroglyphes n’ayant pu être déchiffrés que vers la fin du 18 siècle l’information ne pouvait donc être vérifiée à partir de sources égyptiennes. En conclusion, la découverte du nom Haman dans les écrits égyptiens antiques a encore une fois confirmé la nature infaillible du Coran, la parole de Dieu.261

Le Prophète Moïse et la mer séparée en deux

Les rois d’Egypte connus sous le nom de "Pharaons" (ou Fir’awn en arabe du Coran) se considéraient comme des divinités dans la religion polythéiste et superstitieuse de l’ancienne Egypte.

Cependant, Pharaon et sa cour, et le peuple d’Egypte en général, refusèrent presque tous de répondre à l’appel de Moïse les exhortant à abandonner leurs croyances idolâtres, et à adhérer à la religion divine et à l’unicité de Dieu. Le Prophète Moïse somma Pharaon et ses notables de se détourner des faux cultes, et les mit en garde contre la colère de Dieu. En réponse à cela, ils s’insurgèrent contre le Prophète Moïse et le calomnièrent. Ils l’accusèrent d’être un fou, un sorcier, et un menteur. Pharaon et son peuple refusèrent de se soumettre au Prophète Moïse malgré le nombre de calamités qui s’abattirent sur eux. Ils refusèrent d’accepter Dieu comme seule déité. Ils tinrent même le Prophète Moïse pour responsable des maux subis et cherchèrent à l’exiler d’Egypte. Dans le Coran, Dieu fait référence au Prophète Moïse et à ceux qui crurent avec lui en ces termes :

Comme le révèle le Coran, les deux communautés se rencontrèrent au bord de la mer, à l’issue de cette poursuite. Dieu fendit alors la mer en deux et sauva le Prophète Moïse et les croyants qui l’accompagnaient, détruisant Pharaon et son peuple. Cette aide venant de Dieu est décrite ainsi :

«Alors Nous révélâmes à Moïse :

"Frappe la mer de ton bâton." Elle se fendit alors, et chaque versant fut comme une énorme montagne. Nous fîmes approcher les autres [Pharaon et son peuple]. Et Nous sauvâmes Moïse et tous ceux qui étaient avec lui ; ensuite Nous noyâmes les autres.»

Sourate ash-Shu‘ara, 26:63-68

En relation avec ce sujet, le fait suivant a été récemment découvert dans des papyrus datant de l’époque de Pharaon :

Le fait que des évènements du passé révélés dans le Coran soient prouvés aujourd’hui est sans aucun doute un important miracle du Coran.

Suivant de nombreuses études et investigations prenant cela comme point de départ, les scientifiques en sont venus à des conclusions frappantes concernant la façon dont la mer fut divisée en deux. Ces conclusions sont en total accord avec ce qui a été révélé dans le Coran. La façon dont ces évènements historiques décrits dans le Coran sont aujourd’hui illuminés par des mémoires historiques est sans aucun doute un miracle important du livre de l’Islam.

Naum Volzinger et Alexei Androsov, deux mathématiciens russes, ont prouvé que le Prophète Moïse avait effectivement pu séparer la mer. Contrairement aux scientifiques qui se concentrèrent sur la probabilité d’un tel miracle, les mathématiciens russes ont enquêté sur les conditions qui auraient pu conduire à ce miracle. En retour, cela a confirmé le miracle lui-même.

De plus, Volzinger dit que son collègue Androsov et lui, avaient étudié le problème strictement du point de vue d’Isaac Newton. Comme il le formula, "Je suis convaincu que Dieu dirige la Terre à travers les lois de la physique".263

On ne doit pas oublier qu’il y a toujours la possibilité qu’un phénomène naturel ait lieu. Si c’est la volonté de Dieu, ce miracle peut se réaliser encore lorsque les conditions requises – telles que la vitesse du vent, le temps et le lieu – sont réunies. Cependant, l’aspect véritablement miraculeux ici est le fait que ces évènements aient eu lieu juste au moment où le Prophète Moïse et sa tribu étaient sur le point d’être vaincus. Le fait que les eaux se soient retirées au moment précis où le Prophète Moïse et sa communauté étaient sur le point de traverser cette mer – sans parler du fait que les eaux se remirent en place lorsque Pharaon et son armée étaient en train de traverser la mer à leur tour – est un exemple clair de l’aide que Dieu apporte aux fidèles. En effet, la manière dont le Prophète Moïse compta sur Dieu et Lui fit confiance est un exemple des valeurs morales les plus louables.

Les problèmes qui affectèrent Pharaon et son entourage

Pharaon et ses proches étaient si dévoués à leur système polythéiste et à leurs croyances païennes que pas même le message du Prophète Moïse, doté de sagesse et de miracles spectaculaires, ne parvinrent à adoucir leurs…

Pharaon et ses proches étaient si dévoués à leur système polythéiste et à leurs croyances païennes que pas même le message du Prophète Moïse, doté de sagesse et de miracles spectaculaires, ne parvinrent à adoucir leurs cœurs ni à les détourner de leurs superstitions sans fondements. Ils déclarèrent aussi ouvertement ce fait :

«Et ils dirent : "Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi.»

Sourate al-A‘raf, 7:132

A cause de leur attitude hautaine, Dieu leur envoya des afflictions, décrites comme étant "des signes explicites" dans un verset, afin de les punir de leur arrogance (Coran, 7 : 133). La première de ces plaies fut la sécheresse. Cela eut pour résultat une baisse de la production agricole. Le verset qui fait référence à cela déclare :

«Nous avons éprouvé les gens de Pharaon par des années de disette et par une diminution des fruits afin qu’ils se rappellent.»

Sourate al-A‘raf, 7:130

«Et Nous avons alors envoyé sur eux l'inondation, les sauterelles, les poux (ou la calandre), les grenouilles et le sang, comme signes explicites, Mais ils s'enflèrent d'orgueil et demeurèrent un peuple criminel.»

Sourate al-A‘raf, 7:133

Les détails relatifs aux désastres qui frappèrent le peuple d’Egypte et inscrits dans le papyrus sont exactement tels que décrits dans le Coran. Le Coran mentionne toutes ces catastrophes. Le récit islamique sur cette période de l’histoire humaine a été confirmé par la découverte faite en Egypte, au début du 19 siècle, des papyrus Ipuwer qui datent du Moyen Empire. Après sa découverte, le papyrus a été envoyé au Leiden Museum en Hollande en 1909 et traduit par A. H. Gardiner, un grand spécialiste de l’Egypte ancienne. Dans ce papyrus étaient décrits les différents désastres vécus par l’Egypte, tels que la famine, la sécheresse et la fuite des esclaves d’Egypte. De plus, il apparaît que celui qui avait écrit ce papyrus, un certain Ipuwer, avait été témoin de tous ces évènements. C’est ainsi que le papyrus d’Ipuwer raconte les catastrophes décrites par le Coran:

La terre est couverte de plaies. Il y a du sang partout.264

La rivière est en sang265.

En vérité tout ce qui hier encore était visible a péri. La terre est aussi dénudée qu’après la coupe du lin.266

La Basse Egypte pleure… Tout le palais est sans ses revenus… A lui appartiennent (de droit) le blé et l’orge, les oies et le poisson.267

A vrai dire, le grain a péri de tous côtés.268

La terre – dans toute son étendue n’était que confusion et bruit terrifiant… Nul ne quitta le palais pendant neuf jours et personne ne pouvait voir le visage de son voisin… Les villes furent détruites par d’énormes vagues… la Haute Egypte souffrit de la dévastation… Il y avait du sang partout… la pestilence à travers tout le pays… Personne ne navigue plus vraiment vers Byblos aujourd’hui. Que devons nous faire pour le cèdre de nos momies ?... Nous manquons d’or269…

Les hommes se refusaient à goûter les êtres humains, et avaient soif d’eau.

Voilà notre eau ! Voilà notre bonheur ! Qu’allons-nous faire ? Tout est en ruine !

Les villes sont détruites. La Haute Egypte est asséchée.

La résidence s’est retournée d’un coup.

La chaîne de catastrophes qui frappèrent l’Egypte, selon ce document, est en parfaite conformité avec les récits coraniques de ces faits.

Ce papyrus, qui relate de manière très similaire les catastrophes qui frappèrent l’Egypte à l’époque de Pharaon, prouve encore une fois que le Coran est d’origine divine.

Le Prophète Moïse qualifié de magicien

Dans des papyrus remontant à l’époque de Pharaon, le Prophète Moïse est régulièrement qualifié de magicien. (Les papyrus en question sont conservés au British Museum).

Les références au Prophète Moïse et les accusations de "magicien" lancés à son encontre, se trouvent dans les versets suivants :

«Et ils dirent : "O magicien ! Implore pour nous ton Seigneur au nom de l’engagement qu’Il a pris envers toi. Nous suivrons le droit chemin.»

Sourate az-Zukhruf, 43:49

«Et ils dirent : "Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi.»

Sourate al-A‘raf, 7:132

Le mot "Pharaon" dans le Coran

Dans l’Ancien Testament, le dirigeant égyptien à l’époque du Prophète Abraham et du Prophète Joseph est appelé "Pharaon". Cependant, ce titre était en réalité usité après les époques de ces deux prophètes.

Dans l’Ancien Testament, le dirigeant égyptien à l’époque du Prophète Abraham et du Prophète Joseph est appelé "Pharaon". Cependant, ce titre était en réalité usité après les époques de ces deux prophètes.

En parlant du dirigeant égyptien qui vivait à l’époque du Prophète Joseph, c’est le mot arabe al-Malik qui est utilisé dans le Coran : il se réfère au dirigeant, au roi ou au sultan.

«Et le roi dit : "Amenez-le moi".»

Sourate Yusuf, 12:50

Dans l’histoire de l’Egypte, l’utilisation du mot "Pharaon" date seulement de la dernière période. Ce titre n’a commencé à être utilisé qu’au 14 siècle av. JC, pendant le règne d’Amenhotep IV (Akhenaton). Le Prophète Joseph vécut au moins 200 ans avant cette époque.270

L’Encyclopédie Britannica définit le mot "Pharaon" comme un titre de respect utilisé à l’époque du Nouvel Empire (période qui commence avec la 18 dynastie, 1539-1292 av. JC) et ce jusqu’à la 22 dynastie (945-730 av. JC). Après cela, ce titre devint celui du monarque. Les autres informations sur ce sujet viennent de l’Academic American Encyclopaedia, qui déclare que le titre de Pharaon n’a commencé à être utilisé qu’à l’époque du Nouvel Empire.

Comme nous l’avons vu, l’utilisation du mot "Pharaon" date d’une période spécifique de l’histoire. Dès lors, la distinction faite par le Coran quant aux titres égyptiens des différentes époques est une autre preuve que le Coran est la parole de Dieu.

Le déluge de Noé

Le Prophète Noé fut envoyé à son peuple par Dieu. Ils s’étaient éloignés des commandements de Dieu et Lui avaient attribué des associés.

«Et en effet, Nous avons envoyé Noé vers son peuple. Il demeura parmi eux mille ans moins cinquante années. Puis le déluge les emporta alors qu’ils étaient injustes.»

Sourate al-‘Ankabut, 29:14

Le Prophète Noé fut envoyé à son peuple par Dieu. Ils s’étaient éloignés des commandements de Dieu et Lui avaient attribué des associés. Le Prophète Noé les avertit qu’ils devaient adorer Dieu seul et abandonner les fausses croyances qu’ils avaient établies au sein de leur communauté. Bien que le Prophète Noé s’adressât à son peuple avec éloquence et sagesse, et les mit en garde contre le châtiment de Dieu, ils le rejetèrent et continuèrent à attribuer des associés à Dieu. Suite à cela, Dieu dit au Prophète Noé qu’Il punirait les incrédules en les noyant. Mais Il informa aussi Son Messager que par Sa miséricorde Il épargnerait les croyants, ceux qui avaient embrassé la vraie religion et n’adoraient que le Seul, l’Unique. La destruction du peuple de Noé et la manière avec laquelle les croyants furent sauvés sont décrites dans le Coran.

«Ils le traitèrent d’imposteur et Nous le sauvâmes ainsi que ceux qui étaient avec lui dans l’Arche tout en faisant périr par la noyade ceux qui avaient traité Nos signes de mensonges car c’était une communauté aveuglée.»

Sourate al-A‘raf, 7:64

Lorsque l’heure du châtiment arriva, l’eau du sol combinée à celle provenant de pluies violentes, provoqua une gigantesque inondation. (Dieu est le plus Savant.) Il est révélé qu’avant que le déluge ne se produise, Dieu parla au Prophète Noé.

«Nous lui révélâmes :

"Construis l’arche sous Nos yeux et selon Notre révélation. Et quand Notre commandement viendra et que le four bouillonnera, embarque sur lui un couple de chaque espèce, ainsi que ta famille, sauf ceux d’entre eux contre qui la parole a déjà été prononcée ; et ne t’adresse pas à Moi au sujet des injustes, car ils seront fatalement noyés.»

Sourate al-Mu’minun, 23:27

Mis à part ceux qui montèrent à bord de l’arche du Prophète Noé, tous les membres de la tribu moururent noyés, y compris le fils du Prophète, qui pensait pouvoir échapper à la noyade en cherchant refuge sur une montagne.

«Dieu enjoignit : "O terre, absorbe les eaux ! O, ciel, retiens la pluie !" Les eaux décrurent, l’ordre fut accompli, et l’arche s’arrêta sur le mont Jûdi et il fut dit : "Que périssent les peuples iniques !»

Sourate Hud, 11:44

Lorsqu'on compare les narrations du déluge selon l'Ancien Testament, et les différentes croyances des autres peuples, nous réalisons que le Coran, révélé par Dieu, et constituant le seul livre divin inaltéré, est la plus fiable de toutes les sources. Selon l’Ancien Testament, un livre falsifié, le déluge fut universel et couvrit donc le monde entier. Cependant rien de semblable n'est exprimé dans le Coran et, bien au contraire, les versets relatifs à ce sujet rapportent que le désastre fut régional, n'affectant que le peuple de Noé. Ceux qui furent détruits sont ceux qui ont rejeté le message du Prophète Noé et qui ont persisté dans leur reniement. Aucun verset coranique n’indique que le déluge fut universel. Ci-dessous les versets évoquant ce sujet :

«Nous avions envoyé Noé auprès de son peuple :

"Je suis chargé de vous adresser une mise en garde sans équivoque, [vous enjoignant] de n’adorer que Dieu car je redoute pour vous le châtiment d’un jour pénible.»

Sourate Hud, 11:25-26

«Ils le traitèrent d’imposteur et Nous le sauvâmes ainsi que ceux qui étaient avec lui dans l’Arche tout en faisant périr par la noyade ceux qui avaient traité Nos signes de mensonges car c’était une communauté aveuglée.»

Sourate al-A‘raf, 7:64

Les fouilles effectuées dans la région où l’on pense que le déluge a eu lieu, montrent que le déluge n’était pas un évènement universel mais plutôt un désastre à grande échelle qui a affecté une partie de la Mésopotamie.

Quand les eaux se retirèrent à la fin du déluge, l'Arche demeura sur le "Jûdi", comme nous le précise le Coran. Le mot jûdi fait généralement référence à un site montagneux spécifique, tandis que dans la langue arabe ce terme signifie "colline" ou "promontoire". De plus, le terme jûdi se réfère peut-être à la montée des eaux jusqu’à un certain niveau et n’implique pas nécessairement l’inondation de toutes les terres. En d’autres mots, nous apprenons que toutes les plaines et les montagnes sur la Terre n'ont pas été submergées, contrairement à ce qu'affirment l'Ancien Testament et les légendes des autres peuples, mais les eaux ont simplement recouvert une région.

Preuves archéologiques du déluge

Si une catastrophe naturelle, une migration soudaine ou une guerre, par exemple, devaient aboutir à la destruction d’une civilisation, les traces de cette civilisation seront bien protégées. Les maisons dans lesquelles vivent les gens et les objets qu’ils utilisent dans leur vie quotidienne seraient très vite enfouis sous terre. Ils sont donc conservés pendant une longue période sans être touchés par l’homme. Pour les archéologues, ces objets fournissent des indices d’une valeur inestimable lorsqu’ils sont mis au jour.

De nos jours, les archéologues et les historiens les plus célèbres ont eu connaissance de la découverte d’un nombre important de preuves concernant le déluge de Noé. Le déluge, que l’on pense avoir eu lieu autour de 3.000 ans av. JC, détruisit une civilisation entière et permit à une autre d’émerger en lieu et place.

La preuve du déluge a été préservée pendant des milliers d’années et constituait un effet dissuasif sur les peuples qui ont vécu après le châtiment qui avait frappé les malfaisants.

De nombreuses fouilles ont été entreprises pour étudier le déluge, lequel a été localisé dans les plaines de Mésopotamie et ses environs. Les fouilles effectuées dans la région ont permis de retrouver les traces d’un déluge dans quatre villes principales de la Plaine de Mésopotamie : Ur, Erech, Kish et Shuruppak. Elles montrent que ces villes ont été frappées par une inondation 3.000 ans av. JC.

Les restes les plus anciens de la civilisation d’Ur – ville connue aujourd’hui sous le nom de Tell al-Muqayyar – datent de 7.000 ans av. JC. La cité d’Ur, l’une des plus antiques civilisations humaines, était une région d’habitation dans laquelle des civilisations successives ont vécu et sont mortes.

Les découvertes archéologiques consécutives à l’étude de la ville d’Ur ont déterré des informations qui nous apprennent clairement qu’une civilisation a été interrompue par une terrible inondation et que de nouvelles civilisations ont émergé à sa place. Leonard Woolley mena des recherches conjointes avec le British Museum et l’Université de Pennsylvanie dans la zone désertique qui se situe entre Bagdad et le Golfe Persique. Les fouilles de Woolley sont décrites ainsi par l’archéologue allemand Werner Keller :

Bagdad L’Euphrate Le Tigre I I Ur

Les analyses microscopiques ont révélé que ce grand dépôt de boue argileuse sous la colline d'Ur s'est accumulé à la suite d'une submersion si forte que toute l'ancienne civilisation sumérienne a dû être anéantie. L'épopée de Gilgamesh et l'histoire de Noé se trouvaient ainsi réunies dans ce puits creusé profondément sous le désert mésopotamien.

Max Mallowan a rapporté les pensées de Leonard Woolley, qui a dit qu'une aussi énorme masse d'alluvions formée en une seule fois ne peut être le résultat que d'une gigantesque inondation. Woolley a également décrit la couche séparant la cité sumérienne d'Ur de la cité d'Al-Ubaid, dont les habitants utilisaient de la poterie peinte, comme étant un vestige de déluge.272

Ces recherches ont ainsi permis de montrer que la cité d'Ur s'est trouvée au cœur du déluge. Werner Keller a exprimé l'importance des excavations susmentionnées en disant que la mise à jour des restes d'une cité sous une couche de boue prouve qu'une inondation dévastatrice a eu lieu à cet endroit.273

Une autre cité mésopotamienne porteuse des traces du déluge est "Kish des Sumériens", qui correspond à la ville actuelle de Tell el-Oheimir. Selon d'anciennes sources sumériennes, cette cité a été le "berceau de la première dynastie post-diluvienne".274

La cité de Shuruppak, au sud de la Mésopotamie, qui correspond à la ville actuelle de Tell Fara, recèle aussi des traces apparentes d'un déluge. Les études archéologiques dans cette cité ont été menées par Erich Schmidt, de l'Université de Pennsylvanie, entre 1920 et 1930. Des fouilles ont permis d'y mettre à jour trois couches porteuses de restes d'habitations appartenant à une période comprise entre la lointaine préhistoire et la troisième dynastie d'Ur (2112-2004 av. JC). Les découvertes les plus significatives ont été les ruines de maisons bien construites ainsi que des tablettes portant des caractères cunéiformes et à caractère administratif, indiquant qu'une société hautement développée existait déjà là vers la fin du 4 millénaire av. JC.275

Ce qui est important, c'est que le désastre du déluge semble s'être produit dans cette cité vers 3000-2900 av. JC. D'après ce qui a été rapporté par Mallowan, Schmidt a atteint, à 4-5 m sous la terre une couche jaunâtre (formée par le déluge) composée d'un mélange de sable et d'argile. Schmidt a défini cette couche argilo-sableuse, qui séparait la période de Djemdet Nasr de l'époque de l'Ancien Royaume, comme étant "d'origine fluviale", et devant être associée au déluge de Noé.276

En résumé, les fouilles effectuées dans la cité de Shuruppak ont encore une fois permis de découvrir les indices d’un déluge qui remonte à 3000-2900 ans av. JC. Tout comme les autres cités, Shuruppak fut probablement frappée par un déluge.277

Le dernier endroit qui semble avoir été affecté par le déluge est la cité d'Erech, au sud de Shuruppak, connue aujourd'hui sous le nom de Warka. Une couche de boue y a été mise en évidence, à l'instar des autres cités, dont l'ancienneté est semblable aux autres couches du même type découvertes ailleurs, c’est-à-dire environ 3000 ans av. JC.278

Il est un fait bien connu que le Tigre et l'Euphrate traversent la Mésopotamie d'un bout à l'autre. Il semble que, durant les événements diluviens, ces fleuves ainsi que de nombreux points d'eau et rivières débordèrent et que, ces eaux s'ajoutant aux eaux de pluie, engendrèrent un gigantesque déluge. Ce phénomène est rapporté en ces termes par le Coran :

«Nous ouvrîmes alors les portes du ciel à une pluie torrentielle, et fîmes jaillir de la terre des sources. Les eaux se rencontrèrent d’après un ordre qui était déjà décrété dans une chose [faite]. Et Nous le portâmes sur un objet [fait] de planches et de clous [l’Arche].»

Sourate al-Qamar, 54:11-13

Cela revient à dire que toutes les plaines mésopotamiennes ont été touchées. Lorsque nous citons les cités de Ur, Erech, Shuruppak et Kish dans cet ordre-là, nous nous apercevons qu'elles sont situées le long d'une même route. Par conséquent, les environs de ces villes ont dû être également inondés. Il faut par ailleurs noter que vers 3000 av. JC, la structure géographique de la Mésopotamie différait de celle d'aujourd'hui ; à cette époque-là, le lit de l'Euphrate passait plus à l'est que de nos jours, et cet ancien cours passait à proximité des quatre cités susmentionnées. Avec l'ouverture des "sources de la terre et du ciel", il semble que le fleuve Euphrate soit sorti de son lit et ait pu détruire ces villes. (Dieu est le plus Savant.)

Dieu a communiqué aux humains des informations concernant le déluge de Noé par l'intermédiaire de Ses messagers et livres, suscités auprès de diverses communautés à titre d'exemple et d'avertissement. Cependant, à chaque fois que les textes divins ont été altérés, les descriptions du déluge se sont trouvées entremêlées d'apports mythologiques. Seul le Coran résiste à l'épreuve des faits empiriquement observables. Et ce parce que Dieu est le Gardien de ce guide, le préservant de toute corruption et ne permettant pas que même le plus petit changement y soit apporté. Le Coran est ainsi placé sous la protection spéciale de Dieu.

La cité d’Iram

Au début des années 1990, furent publiés dans plusieurs journaux connus, des articles annonçant "la découverte de la cité arabe disparue", "la découverte de la cité arabe légendaire", "l'Atlantis des sables, Ubar".

Au début des années 1990, furent publiés dans plusieurs journaux connus, des articles annonçant "la découverte de la cité arabe disparue", "la découverte de la cité arabe légendaire", "l'Atlantis des sables, Ubar". Ce qui rendit cette découverte encore plus curieuse est que cette cité est mentionnée également dans le Coran. Nombreux furent ceux, qui auparavant pensaient que le peuple de 'Ad évoqué dans le Coran était purement mythique et que leur cité ne serait jamais trouvée. Dès lors, ils ne purent dissimuler leur étonnement face à cette fabuleuse découverte.

Ce fut Nicolas Clapp, un éminent réalisateur de documentaires et un maître-assistant en archéologie, qui mit au jour la ville de légende évoquée dans le Coran.279

Arabophone et réalisateur de films documentaires à succès, Clapp est tombé, lors de ses recherches sur l'histoire arabe, sur un ouvrage très intéressant. Ce livre, intitulé Arabia Felix, avait été écrit par le chercheur britannique Bertram Thomas en 1932. Arabia Felix, qui signifie "l’Arabie heureuse",était l'appellation romaine pour le sud de la Péninsule Arabique, qui inclut aujourd'hui le Yémen et une grande partie du Sultanat d'Oman. En raison des avantages de ses terres vertes et son climat tempéré, les Grecs appelaient cette région Eudaimon Arabia, signifiant également "l'Arabie heureuse", et les érudits arabes médiévaux Al-Yamanas-Saida (L'heureux Yémen)280

parce que les gens qui y vivaient autrefois servaient d’intermédiaires privilégiés dans le commerce très lucratif des épices entre l’Inde et le Nord de la Péninsule Arabique. De plus, les habitants de cette région produisaient et revendaient de l'encens, une résine aromatique issue d'arbres rares.

Le chercheur britannique Thomas a longuement parlé de ces tribus et a même déclaré avoir trouvé les traces d'une ancienne cité fondée par l'une d'elles.281

Il s'agissait de la cité connue des Bédouins sous le nom de "Ubar". Lors de l'un de ses voyages dans la région, les Bédouins du désert lui avaient montré d'anciennes pistes et avaient déclaré que ces pistes menaient vers la vieille cité d'Ubar. Thomas, qui était passionné par ce sujet, mourut avant d’avoir pu compléter ses investigations.

Clapp se plongea dans les écrits de Thomas et crut en l'existence de la cité perdue évoquée dans l'ouvrage. Sans perdre de temps, il commença ses propres recherches, en essayant de poursuivre le travail entamé par Thomas. Clapp utilisa deux approches différentes pour prouver l'existence d'Ubar. Premièrement, il retrouva les pistes mentionnées par les Bédouins. Il s'adressa ensuite à la NASA afin d'obtenir les photos satellites de la région. Après beaucoup d'efforts, il parvint à convaincre les autorités locales de prendre des clichés de la zone tant souhaitée.282

Clapp étudia après cela les anciens manuscrits et cartes de la bibliothèque Huntington en Californie. Son objectif était de trouver une carte de la région visée. Une courte recherche lui permit d'en découvrir une : il s'agissait d'une carte dessinée par le géographe égypto-grec Ptolémée au siècle (de l'ère chrétienne). Cette carte révélait l'emplacement d'une ancienne cité trouvée dans la région ainsi que les pistes qui y menaient.

Entre-temps, sa recherche fit un bond en avant lorsqu’il reçut la nouvelle que la NASA avait procédé aux prises de photos souhaitées. Ces photos montraient l'existence de pistes caravanières difficilement décelables à l'œil nu depuis le sol, mais clairement identifiables depuis le ciel. En comparant les clichés avec la carte de Ptolémée, Clapp parvint très vite à la conclusion suivante : les pistes des deux documents coïncidaient, et elles aboutissaient sur un vaste site ayant toute l’apparence de l'emplacement d'une cité.

Finalement, grâce au travail de Clapp et à celui de Thomas avant lui, ainsi qu’à l’aide fournie par les chercheurs de la NASA, l’emplacement de cette cité légendaire, qui avait fait l’objet de récits oraux par les Bédouins, fut découvert. Peu de temps après, commencèrent les fouilles et des vestiges enfouis sous les sables furent mis au jour. C'est pourquoi cette cité perdue fut surnommée "l'Atlantis des sables, Ubar".

Cependant, quels éléments permettaient de démontrer que cette ancienne cité était bien celle où avait vécu le peuple de 'Ad évoqué dans le Coran ?

Dès le début de cette recherche, on comprit que les restes de cette cité appartenaient au peuple de ‘Ad. La concordance devint incontestable à partir du moment où, parmi les restes découverts, on mit au jour les vestiges de colonnes et tours d’Iram mentionnées de façon précise dans le Coran. L'un des responsables des fouilles, le Dr Juris Zarins, déclara qu’étant donné que les tours sont l’un des signes distinctifs d’Ubar et qu’Iram est mentionnée comme abritant des tours et des piliers, ces indices si particuliers suffisent à prouver que le site déterré n'est autre que celui d’Iram, la cité des 'Ad décrite dans le Coran.

«N’as-tu pas médité la façon dont ton Seigneur a traité Ad, [la tribu d’] Iram aux colonnes en hauteur, [qui était] telle que jamais il n’en fut créé de semblable dans le pays.»

Sourate al-Fajr, 89:6-8

Nous avons donc vu que les informations fournies par le Coran à propos des évènements du passé concordent parfaitement avec les informations de sources historiques, ce qui est une autre preuve que le Coran est bien la parole de Dieu.

Les cités de Sodome et Gomorrhe

Le Prophète Loth a été un contemporain du Prophète Abraham. Il a été envoyé comme messager à l'une des communautés vivant non loin du peuple d'Abraham.

Le Prophète Loth a été un contemporain du Prophète Abraham. Il a été envoyé comme messager à l'une des communautés vivant non loin du peuple d'Abraham. Au sein de cette communauté, comme nous le dit le Coran, régnait une perversion inconnue au monde jusqu'alors, à savoir l’homosexualité. Lorsque Loth les exhorta à abandonner ce type de pratique déviante, et leur délivra le message de Dieu, ils le rejetèrent. Ils refusèrent de souscrire à sa prophétie et s'obstinèrent à continuer dans la même voie. En conséquence, ils furent éradiqués de la surface de la terre par Dieu, qui fit s’abattre sur eux un terrible désastre.

«Et [souviens-toi de] Loth lorsqu’il dit à son peuple :

"Commettez-vous des turpitudes que nul à travers les mondes n’a commises avant vous ? Vous copulez avec des hommes en renonçant aux femmes pour assouvir vos appétits ! Vous êtes un peuple livré à ses excès." ... Nous fîmes pleuvoir sur eux des pierres : considère quelle fut la fin des criminels !»

Sourate al-A‘raf, 7:80-84

«Nous allons faire s’abattre sur cette cité un châtiment venu du ciel pour prix de leur perversion. Et nous en laissâmes une trace [litt.:

un signe] évidente à l’intention de ceux qui sont en mesure de réfléchir.»

Sourate al-‘Ankabut, 29:34-35

La cité où vivait le Prophète Loth et qui fut détruite est désignée par Sodome dans l'Ancien Testament. Située au Nord de la Mer Rouge, cette communauté fut détruite de la façon dont la décrit le Coran. Des études archéologiques révèlent que la cité est plus précisément située près de la Mer Morte, à la frontière israélo-jordanienne actuelle. Selon les scientifiques, la zone est couverte de grands dépôts de soufre. C’est pourquoi, aucune forme de vie animale ou végétale n’y existe et elle est considérée comme un symbole de destruction.

Le soufre est un élément qui apparaît suite à une éruption volcanique. En effet, il existe dans le Coran des preuves explicites quant aux méthodes de destruction employées, à savoir un tremblement de terre et une éruption volcanique. L’archéologue allemand Werner Keller déclare ceci à propos de cette région :

Ces couches de lave et de basalte constituent la preuve la plus importante de la survenue d'une explosion volcanique et d’un tremblement de terre. Dans tous les cas, le Lac de Loth, connu aussi sous le nom de Mer Morte, se situe au-dessus d’une zone à activité sismique, en d’autres mots, une zone sismique.

L'aspect mécanique du désastre ayant frappé le peuple de Loth a été révélé par les recherches des géologues. Ces derniers ont montré que le tremblement de terre qui détruisit le peuple de Loth a été la conséquence de la présence d'une faille continentale très longue. Le fleuve Jourdain connaît un dénivelé de 180 m dans sa course de 190 km. Cette information ajoutée au fait que le Lac de Loth est situé à 400 m en dessous du niveau de la mer, montrent bien qu'un événement géologique majeur s'est produit dans cette zone.

Tous ces vestiges et les caractéristiques géographiques indiquent qu’un événement géologique majeur a eu lieu dans la Mer Morte.

La revue National Geographic fait le commentaire suivant dans son numéro de décembre 1957 :

L’une des informations dont on dispose sur ces cités détruites porte sur leur emplacement – comme le révèle le Coran dans la sourate al-Hijr, verset 76 – le long d’une ligne principale. Les géographes ont montré que cette région est située sur une ligne allant vers le Sud-Est de la Mer Morte, s’étendant de la Péninsule Arabe à la Syrie et à l’Egypte.

«Et Nous renversâmes [la ville] de fond en comble et fîmes pleuvoir sur eux des pierres d'argile dure. Voilà vraiment des preuves, pour ceux qui savent observer ! Elle (cette ville) se trouvait sur un chemin connu de tous [entre Makkah et la Syrie à la place actuelle de la mer morte].»

Sourate al-Hijr, 15:74-77

Le Peuple de Saba et l’inondation d'Arim

Il y a quelques siècles de cela, la communauté de Saba faisait partie des quatre plus grandes civilisations de l’Arabie du Sud.

Il y a quelques siècles de cela, la communauté de Saba faisait partie des quatre plus grandes civilisations de l’Arabie du Sud.

Les sources historiques relatives au peuple de Saba indiquent habituellement que ce peuple a été le vecteur d'une véritable civilisation, à l'instar des Phéniciens, et qu'il pratiquait beaucoup le commerce. Les historiens reconnaissent que les Sabéens ont atteint un certain degré de civilisation et de culture, comme en témoignent les termes "restaurer", "consacrer" et "construire" fréquemment employés par les dirigeants de Saba. Le barrage de Ma'rib, l'un des édifices les plus importants construits par ce peuple, démontre clairement le niveau technologique qu'ils possédaient.

L'Etat sabéen était en mesure d'adopter une politique expansionniste, grâce à son armée, l'une des plus puissantes de la région. Doté d'une culture et d'une armée prépondérantes, l'Etat sabéen était certainement l’une des "superpuissances" régionales de l’époque. L’extraordinaire puissance de l’armée de l'Etat sabéen est également décrite dans le Coran. Une déclaration des commandants de l'armée sabéenne, mentionnée dans le noble livre, montre le degré de confiance qui régnait au sein de cette armée. Ils avaient en effet déclaré :

«… Nous sommes dotés d’une grande force et d’une puissance redoutable et c’est à toi qu’appartient le commandement. Vois toi-même ce que tu vas ordonner.»

Sourate an-Naml, 27:33

Grâce au barrage de Ma’rib construit avec une technologie plutôt avancée pour cette époque, le peuple de Saba possédait une grande capacité d’irrigation. La fertilité du sol résultant de l’application de cette technique et le contrôle exercé par les Sabéens sur les pistes caravanières, leur permit de mener une vie confortable, emplie de bien-être. Pourtant, au lieu de remercier Dieu pour tous ces bienfaits, le Coran nous informe qu’ "ils se détournèrent [de Dieu]".

De plus, ils refusèrent de tenir compte des avertissements et des rappels qui leur avaient été faits. En raison de leurs faibles valeurs morales, ils ont mérité le châtiment de Dieu : leurs barrages s’effondrèrent et l’inondation d’Arim détruisit toutes leurs terres.

La capitale de l'Etat sabéen, Ma'rib, jouissait d'une grande opulence grâce à son emplacement géographique. Cette cité était située aux abords du fleuve Adhanah. Et l'endroit où le fleuve rejoignait le Mont Balaq était très propice à la construction d'un barrage. Exploitant cette topographie favorable, les Sabéens y construisirent un barrage dès le début de leur installation dans la région, et commencèrent à pratiquer l'irrigation. Ils atteignirent après cela un degré de prospérité véritablement élevé. Et Ma'rib fut l'une des cités les plus développées de l'époque. Pline, un écrivain grec, avait visité cette contrée et avait décrit sa prospérité en termes très élogieux et avait témoigné du paysage verdoyant caractérisant cette partie de l'Arabie.286

Le barrage de Ma'rib mesurait 16 m de haut, 60 m de large et 620 m de long. Selon les estimations, il permettait d'irriguer une zone de 9.600 hectares, dont 5.300 situés sur la plaine du sud et le restant appartenant à la plaine du nord. Les inscriptions sabéennes mentionnent ces deux plaines sous le nom de "Ma'rib et les deux plaines" dans les inscriptions sabéennes.287

La formulation du Coran, "les deux jardins, l'un à droite et l'autre à gauche" (Coran, 34 : 15) désigne probablement les jardins imposants et les vignobles appartenant à ces deux vallées. Grâce à ce barrage et à son système d’irrigation, la région fut réputée pour être la plus florissante et la mieux irriguée du Yémen. Le Français J. Holevy et l'Autrichien Glaser ont prouvé à partir de documents écrits que le barrage de Ma'rib existait depuis une époque fort reculée. En effet, des inscriptions rédigées dans le dialecte Himer établissent que ce barrage a rendu la région environnante très productive et qu’il en constituait le cœur économique.

L’effondrement du barrage en l'an 542 eut pour conséquence l’inondation d’Arim à l’origine d’énormes pertes. Les centaines d'années de labeur des Sabéens disparurent soudain avec la destruction de vignobles, de vergers et de terres cultivées. Il semble que suite à cet événement, le peuple sabéen entra rapidement dans une phase de récession, et de déclin résultant dans la disparition de l'Etat sabéen.

Lorsque nous examinons le Coran à la lumière des découvertes évoquées précédemment, nous constatons qu'il existe une réelle concordance entre les données historiques et les faits rapportés par le livre sacré. Les découvertes archéologiques et les données historiques corroborent les informations rapportées par le Coran. Les versets rappellent que le peuple de Saba a été détruit suite à une terrible inondation pour n'avoir pas écouté les exhortations faites par leur prophète et pour avoir rejeté la religion. Cette inondation est décrite ainsi dans le Coran :

«La tribu de Saba’ avait pourtant un signe dans son territoire, en l’occurrence deux jardins situés à droite et à gauche [de celui-ci]. "Mangez de ce dont votre Seigneur vous gratifie et témoignez-Lui votre gratitude :

[pour] ce pays si agréable et [pour] un Seigneur accordant volontiers Son pardon." Ils se détournèrent néanmoins et Nous déchaînâmes contre eux le torrent qui avait crevé les digues et Nous substituâmes à leurs jardins deux autres plantés d’épineux, de tamaris et de quelques jujubiers. C’est ainsi que Nous les rétribuâmes pour prix de leur mécréance et qui donc est ainsi sanctionné si ce n’est l’incroyant ?»

Sourate Saba, 34:15-17

Dans le Coran, le châtiment qui s’abattit sur le peuple de Saba est désigné par sayl al-’arim, soit "inondation d’Arim". L’expression employée dans le noble livre nous décrit également la façon dont le désastre se produisit. Le mot arim désigne un barrage ou une barrière. L’expression sayl al-’arim décrit l’inondation conséquente à l’effondrement du barrage. Les commentateurs du Coran ont résolu le problème relatif à l’époque et à l’emplacement en se laissant guider par les termes utilisés dans le Coran au sujet du fleuve Arim. Par exemple, Mawdudi a écrit dans son commentaire du Coran :

geâmes leurs deux jardins en deux bosquets aux fruits amers, des tamaris et des jujubiers rabougris" (Coran, 34 : 16), décrit l'état du pays après

L'archéologue chrétien Werner Keller, auteur de l'ouvrage Und Die Bible Hat Doch Recht (Le livre saint avait raison), reconnut que l'inondation d'Arim s'était produite selon la description du Coran, et il écrivit que l'existence d'un tel barrage et la destruction du pays entier suite à son effondrement prouvent que l'épisode coranique relatif aux gens du jardin a bel et bien eu lieu.289

Après la catastrophe, la région acquit progressivement toutes les caractéristiques d’un désert, et les Sabéens, avec la disparition de leurs terres agricoles, perdirent la source essentielle de leurs revenus. Leurs terres agricoles, qui avaient été une source de prospérité et de pouvoir financier, disparurent. Cette situation fut la conséquence de l'ingratitude de ce peuple envers Dieu et de son refus de croire en Lui.

Le Peuple d’Al-Hijr

Le peuple de Thamud est une tribu mentionnée dans le Coran et dont nous connaissons l’essentiel. Les sources historiques confirment qu’un peuple connu sous le nom de Thamud existait depuis de nombreuses années.

Le peuple de Thamud est une tribu mentionnée dans le Coran et dont nous connaissons l’essentiel. Les sources historiques confirment qu’un peuple connu sous le nom de Thamud existait depuis de nombreuses années. On pense aussi que la communauté d'al-Hijr, évoquée dans le Coran, et les Thamud, ne font probablement qu'un seul et même peuple, car l'autre nom des Thamud est Ashab al-Hijr. Donc "Thamud" est le nom attribué à un peuple, tandis que al-Hijr peut être celui d'une des cités fondées par ce même peuple. Un géographe grec ancien, Pline, a écrit que les Thamud habitaient des localités appelées Domotha et Hegra, correspondant à l’actuelle cité de Hijr.290

Les sources les plus anciennes mentionnant l’existence des Thamud sont les annales de l’Etat babylonien. Elles relatent la victoire du roi babylonien Sargon II (8 siècle av. JC) sur ce peuple lors d'une campagne menée dans le Nord de l'Arabie. Les Grecs ainsi qu’Aristote, Ptolémée et Pline nous renvoient également à ce peuple en parlant des "Tamudaei", c'est-à-dire "Thamud".291

Les traces des Thamud disparurent complètement bien avant la venue du Prophète Mohammad, entre 400 et 600 de l'ère chrétienne.

De nos jours on peut admirer les meilleurs exemples de travail sur la pierre dans l’ancienne cité de Pétra, au sud-ouest de la Jordanie. En effet, le Coran souligne ainsi leur expertise dans ce domaine :

«[Salih dit à son people] Souvenez-vous lorsque après Ad Dieu fit de vous Ses lieutenants et qu’Il vous fit habiter sur terre, édifiant des palais en plaine et creusant des habitations troglodytes en montagne ; souvenez-vous des faveurs de Dieu et ne commettez point, en corrupteurs, d’iniquité sur terre.»

Sourate al-A‘raf, 7:74

Les faits scientifiques dans l’histoire de l’inondation de Noé

Le Prophète Noé passa de nombreuses années auprès de son peuple auquel il fut envoyé en tant que Prophète afin qu’il cesse d’assigner des partenaires à Dieu et qu’il se conforme à Sa religion en abandonnant son hérésie.

«Et en effet, Nous avons envoyé Noé vers son peuple. Il demeura parmi eux mille ans moins cinquante années. Puis le déluge les emporta alors qu'ils étaient injustes.»

Sourate al-‘Ankabut, 29:14

Le Prophète Noé passa de nombreuses années auprès de son peuple auquel il fut envoyé en tant que Prophète afin qu’il cesse d’assigner des partenaires à Dieu et qu’il se conforme à Sa religion en abandonnant son hérésie. Personne ne prêta attention à ses avertissements répétés contre la colère de Dieu. Ces gens persistèrent dans leur polythéisme. Dieu annonça alors au Prophète Noé Sa décision de punir ceux qui rejetaient Son existence en les noyant. La destruction du peuple de Noé et le salut de ceux qui croyaient en Dieu sont décrits dans le Coran :

«Et ils le traitèrent de menteur. Or, Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient avec lui dans l'arche, et noyâmes ceux qui traitaient de mensonges Nos miracles. C'étaient des gens aveugles, vraiment.»

Sourate al-A‘raf, 7:64

Voici comment se déroulèrent les évènements quand le moment vint du châtiment promis par Dieu :

«Puis, lorsque Notre commandement vint et que le four se mit à bouillonner, Nous dîmes :

“Charge [dans l'arche] un couple de chaque espèce ainsi que ta famille - sauf ceux contre qui le décret est déjà prononcé - et ceux qui croient.” Or, ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux.»

Sourate Hud, 11:40

Le commencement du châtiment est décrit comme le moment où "le four se mit à bouillonner". Le mot traduit comme “le four” dans le verset ci-dessus est alttannourou. Il s’agit d’une sorte de four creusé dans le sol et qui peut être comparé à un feu volcanique à l’intérieur d’une montagne. (Dieu est le plus Savant.) Le terme arabe wafara signifie dans le verset “brûla vivement, produisit des bulles, bouillonna, donna une mousse”. Par conséquent le verset semble faire allusion à la lave en fusion coulant de la montagne.

Le moment pour le Prophète Noé d’embarquer dans l’arche commence quand “le four se mit à bouillonner”. Cela pourrait suggérer une vapeur ou une fumée émanant d’un volcan sur le point d’entrer en éruption :

«Nous lui révélâmes :

“Construis l'arche sous Nos yeux et selon Notre révélation. Et quand Notre commandement viendra et que le four bouillonnera, achemine là-dedans un couple de chaque espèce, ainsi que ta famille, sauf ceux d'entre eux contre qui la parole a déjà été prononcée ; et ne t'adresse pas à Moi au sujet des injustes, car ils seront fatalement noyés.»

Sourate al-Mu’minun, 23:27

La lave en fusion a pu faire fondre la glace sur la montagne. L’intense vapeur résultant de la combinaison du chaud et du froid à mesure que la lave se répandait dans la mer ont pu provoquer de violentes pluies. L’inondation fut la conséquence de ces phénomènes accumulés. (Dieu est le plus Savant.)

«Nous ouvrîmes alors les portes du ciel à une eau torrentielle et fîmes jaillir la terre en sources. Les eaux se rencontrèrent d'après un ordre qui était déjà décrété dans une chose [faite]. Et Nous le portâmes sur un objet de planches et de clous [l'arche]»

Sourate al-Qamar, 54:11-13

En dehors de ceux qui s’embarquèrent dans l’arche du Prophète Noé, tout le monde se noya, y compris le fils du Prophète qui s’imaginait pouvoir échapper au déluge au sommet de la montagne avoisinante :

«Et elle vogua en les emportant au milieu des vagues comme des montagnes. Et Noé appela son fils, qui restait en un lieu écarté :

“O mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les incroyants.” Il répondit : “Je vais me réfugier vers un mont qui me protégera de l'eau.” Et Noé lui dit : “Il n'y a aujourd'hui aucun protecteur contre l'ordre de Dieu. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde.” Et les vagues s'interposèrent entre les deux, et le fils fut alors du nombre des noyés.»

Sourate Hud, 11:42-43

Quand les eaux finirent par se retirer, l’arche s’arrêta sur al-Judi comme nous en informe le Coran :

«Et il fut dit : “O Terre, absorbe ton eau ! Et toi, ciel, cesse [de pleuvoir] !” L'eau baissa, l'ordre fut exécuté, et l'arche s'installa sur le Joudi, et il fut dit : “Que disparaissent les gens pervers !»

Sourate Hud, 11:44

Quand les montagnes s’arrêtèrent de recracher la lave, les eaux retrouvèrent leur équilibre, le surplus s’infiltrant ou s’évaporant. Le niveau de l’eau fut rétabli à la normale. Le commandement de Dieu destiné à la terre fut : “Absorbe !” et au ciel : “Cesse !”. Le verbe iblaii qui a pour racine al ibtilaa signifie “avale, élimine, retient”. L’absorption des eaux par la terre implique la formation de sources d’eau souterraines à mesure que l’eau se retire. Le verbe aqliî dans le verset, qui provient de al iqlaa, sous-entend “la dispersion des nuages, l’arrêt de la pluie et l’abandon d’une matière ou d’une action”. Avec cette expression, ce qui est décrit est le suivant : l’air s’est rafraîchi de par l’arrêt des coulées de lave. Ensuite la pluie a cessé de tomber comme étant résultat du fait que le niveau de la vapeur d’eau dans l’air est retourné à normal et la vapeur d’eau restant dans les nuages de pluie s’est dispersée dans le ciel. (Dieu est le plus Savant.)

Le Coran nous décrit cette série d’événements par les termes les plus sages. Une fois encore, nous détenons la preuve que le Coran concorde harmonieusement avec les différentes branches de la science (la géographie, la géologie et la météorologie).